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"Les murmures": personnes agées et familles vivent ensemble

Le quartier d’habitation Les Murmures, qui vient d’être achevé à Montezillon (NE), a été bâti selon un modèle inédit en Suisse: il réunit 21 appartements où les habitants peuvent rester plus longtemps autonomes, et même envisager d’y finir leurs jours. Il accueille des personnes agées, mais aussi des famiiles.

La construction a été spécialement conçue pour permettre les déplacements en chaise roulante; les passages de portes et les douches sont larges, les seuils inexistants. «Ainsi, si un résident se casse le col du fémur, image Marc Desaules, co-fondateur et responsable de L’Aubier, il peut vivre sa convalescence à domicile plutôt que d’être envoyé pour plusieurs semaines en EMS». Mais l’essentiel est ailleurs: les résidents partagent un idéal commun, des valeurs humaines, écologiques, sociales et peuvent, si besoin est, bénéficier de services payants à la carte (repas bio, ménage et lessive éco, achats, administration, coiffeur, organisation de soins à domicile, médecin).           

Formé de cinq bâtiments, le quartier se niche dans un cadre verdoyant avec somptueuse vue sur le lac et les Alpes. C’est le dernier-né de L’Aubier, fondation à but idéal fondée sur l’anthroposophie, qui a débuté en 1979 avec une ferme biodynamique; restaurant, boutique, café et hôtel sont venus s’y ajouter par la suite. L’ensemble des Murmures a été construit avec des matériaux nobles (bois indigène, crépis et revêtements naturels, peintures écologiques) et selon les normes minergie®. Les ressources naturelles, comme la récupération d’eau de pluie et l’énergie solaire, y sont privilégiées. Un tiers des 21 appartements sont familiaux, les autres destinés aux seniors (dès 55 ans).

Deux options : « famille » ou « senior »
Dès la genèse du projet, les responsables avaient pour objectif de créer un complexe d’habitation mixte, où le sentiment d’appartenance se perpétue de lui-même. «Nous voulions que les résidents soient liés par un idéal commun, dans le but de dépasser les égoïsmes personnels», résume Marc Desaules. Et cet idéal commun, c’est L’Aubier. D’où un mode de location qui passe par un engagement financier dans L’Aubier. Les habitants louent leur logement en devenant au préalable actionnaires de L’Aubier. Ils peuvent choisir entre deux options financières différentes: la variante «famille», sans prestations à la carte, mais avec laquelle on récupère sa mise une fois qu’on quitte les lieux; l’option «senior» (dès 55 ans) qui comprend les services, mais financièrement plus importante (seul un tiers de la mise revient au locataire ou ses héritiers quand il s’en va).

Entraide au quotidien
Les premiers habitants ont emménagé aux Murmures à l’automne 2008 et des liens n’ont pas tardé à se nouer. Il y a par exemple ceux qui dînent ensemble chaque semaine au restaurant de L’Aubier ou ces personnes qui ont opté pour le co-voiturage pour se rendre en ville; d’autres encore ont acquis un véhicule en copropriété. Dans le grand jardin commun, où chacun peut cultiver la parcelle de son choix, le sentiment d’appartenance des résidents prend aussi racine; le potager est ainsi devenu une aire propice aux échanges.  
   

Centre de bien-être et de thérapie
Dans le courant de l’été 2009, plusieurs cabinets de thérapeutes seront inaugurés dans une ancienne ferme située au cœur du complexe et rénovée de fond en comble. On y trouve un art-thérapeute, un physiothérapeute, un médecin, une coiffeuse et un spa, dédié aux soins esthétiques, avec hammam, sauna et zone de relaxation. Ouvert sur l’extérieur, ce noyau d’activités sera également fréquenté par des personnes non résidentes, en particulier les clients de l’hôtel.      

Au milieu: L'ancienne ferme transformée en centre d'activités et de thérapies

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Marc Desaules est co-fondateur et membre de la direction collégiale de L’Aubier; il est membre du comité de la Société anthroposophique suisse.

 

Forum für Sterbekultur | 27.04.17