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L'accompagnement
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Après un deuil
Faire son deuil

Attention bienveillante et ouverture

De Franz Ackermann

Beaucoup de mourants aspirent à la présence discrète d’une personne à leur chevet. Ils désirent être compris par elle et qu’elle sente aussi quand il est judicieux de garder une distance, voir de quitter la pièce.

Ce n’est pas le souci ni les actions de l’accompagnant qui comptent, même si l’intention est bonne, mais sa façon d’être à l’écoute des vœux et des espoirs, des dits et non-dits, de celle ou celui qui se met en route pour quitter cette terre. Et cela se passe souvent de façon très différente!

Accompagner une personne mourante implique de se confronter soi-même à la vie et à la mort. Lorsqu’on parvient à être calme, dans l’attention à l’autre, on arrive à entendre ce que nous dit sa respiration. On y sent les obstacles, les épines qui sont encore sur le chemin, peut-être aussi les soucis et les peurs. Comment donner à la personne de la force, de l’assurance, de la confiance? Cela peut être par notre présence, par notre proximité, par le toucher. Il se peut que la respiration se fasse difficilement car le détachement du corps est un rude combat.

Fenêtre sur un autre monde
Les expériences au chevet d’un mourant sont précieuses. Non seulement la respiration, mais le corps sont parlants. Sentir la tension ou la détente du corps, le contact de la main, les yeux qui s’ouvrent alors qu’on ne s’y attend pas et qui brillent du feu du dernier regard. Un regard déjà fixé vers un ailleurs et une grande clarté. Ou alors le parlé qui ressurgit après des jours de silence, des soupirs. Un langage corporel qui en dit long et qui est comme une fenêtre ouverte sur un autre monde, à travers lequel le mourant s’introduit en tâtonnant comme dans une fente cherchant à percevoir comment il va y être accueilli. Les gestes peuvent aussi exprimer ce qui se passe dans le corps, la douleur ou la soif. S’approcher d’un mourant, c’est aussi se demander à chaque fois: suis-je vraiment bienvenu? Qu’est ce qui est juste maintenant? Une grande attention est requise et c’est tout un art de comprendre que d’agir moins est parfois mieux.

La bonne parole au bon moment
Le plus apprécié par une personne mourante est lorsque qu’on se consacre complètement à elle et qu’on fasse le don de soi. Un esprit d’ouverture sans préjugés permet à l’accompagnant de dire parfois le mot juste au bon moment, de lancer le sujet qui résonne auprès du mourant sur le visage duquel on pourra voir „ah, voilà justement ce que j’attendais“. Très appréciés sont aussi les cadeaux qui sont liés à la biographie de la personne mourante. Une chanson d’enfance, une mélodie, une prière peuvent faire des miracles. L’alléluia eurythmique peut aider à apaiser et élargir la respiration. Il est important aussi de ne jamais oublier de laisser de l’espace à celui qui part.

Les mourants, même s’ils n’en ont pas l’air, sont très occupés. Ils vivent en partie ici et déjà un pied dans l’autre monde. Cela leur permet de percevoir, sans les sens du corps physique. Les recherches sur la mort ont prouvé que la personne mourante pouvait entendre et percevoir nos pensées, tout comme nos émotions. Elle ressent aussi notre difficulté à les laisser partir dans le monde de l’esprit.

Formation d’accompagnement aux mourants

Il y a quelques années, le groupe Communauté de travail « autour du mourir » a organisé un premier cours pour l’accompagnement des mourants avec l’aide de spécialistes. Ce cours intitulé Der Mo­ment des Todes (Le moment de la mort) était ouvert aux soignants professionnels et amateurs. Il a permis non seulement de s’informer sur les expériences de mort imminente mais aussi sur les visions de l’anthroposophie. Dans un exposé, Rudolf Steiner a décrit le moment de la mort comme „...le plus grandiose, le plus beau, le plus sublime qui puisse être vu de l’autre côté de la vie“. Une telle citation allège ce sujet épineux qu’est la mort et peut donner une attitude de force et d’assurance lors de l’accompagnement d’une personne sur ce chemin.

Vous trouverez de plus amples informations sur la formation d’accompagnement aux mourants dans la colonne de droite.

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Franz Ackermann a dirigé une maison de retraite dans le canton de Zurich et a été durant de nombreuses années le président de la société anthroposophique suisse.

Formation continue d’accompagnement aux mourants en neuf modules

Le groupe Communauté de travail « autour du mourir » offre une formation continue pour les personnes qui travaillent déjà ou qui veulent travailler dans l’accompagnant aux mourants. Le cours se déroule en neuf modules d’une journée qui peuvent être suivis dans n’importe quel ordre. Les thèmes traités vont du processus de la mort au vécu des mourants, en passant par l’attitude de l’accompagnant et de comment se préparer intérieurement pour l’avant et l’après. Les enseignants s’appuient sur le livre de la mort du peintre et poète Gerhard Reisch pour entrer en discussion et approndir le sujet.

Les personnes intéressées peuvent entrer à n’importe quel moment dans la formation car chaque module aborde un sujet en soi. Les différents modules forment à la fin un tout. Il existe une description de chaque module et les cours ont lieu dans différents lieux et peuvent être reconduits selon la demande.

Die neun Module

Modul I: Sterben – Begleiten
Modul II: Ermutigen zur Sterbebegleitung
Modul III: Der Moment des Todes
Modul IV: Die Lebensüberschau
Modul V: Das Ich-Erlebnis im Tode
Modul VI: Osterimagination – In dem Christus wird Leben der Tod
Modul VII: Zeit der Lebensverarbeitung – Kamaloka
Modul VIII: Konkret begleiten – Vorbereitung auf die Praxis
Modul IX: Ich bin eine Sterbebegleiterin – Abschluss

Ici vous pouvez voir lorsque les modules sont réalisés.

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Forum für Sterbekultur | 27.04.17